Archives de catégorie : Histoires caféïnées

Redécouvrez l’histoire du café avec Grino, un grain de café en pleine crise existentielle

Grino à la recherche de ses origines, chapitre 2

Dans l’épisode précédent, Grino se réveille dans un supermarché au rayon café. Il rencontre alors Colombia la dosette qui lui présente El Gringo, l’âme du rayon café. Désorienté et plein d’interrogations, Grino apprend qu’il est un grain de café prêt à être consommé par un des clients du supermarché. Il décide alors de partir à la recherche de ses origines au rayon livre en sautant sur l’épaule d’une cliente qui s’y rend.

Grino est tout excité par cette nouvelle aventure qui commence. Après avoir glissé sur la main de son vaisseau humain, il s’est hissé tant bien que mal jusque sur l’épaule de la maman d’Alice et Mickaël. Or, une épaule de ménagère avec deux enfants trublions n’est pas de tout repos : Madame court après ses enfants tout en attrapant son concentré de tomates, elle cabosse les chariots qui lui barrent la route en maugréant sur leur propriétaire et séparent ses loustics en train de se battre pour le dernier morceau de fromage du coin dégustation sous les yeux horrifiés de la démonstratrice. Entre le rayon café et le rayon livre, Grino découvre les étals de fromage et de viande et le froid qu’il y fait, le rayon parfumerie et beauté et toutes les odeurs qui s’y mélangent, les cris des clientes qui s’arrachent un pull en période de soldes, bref, lorsqu’il arrive au rayon des livres, Grino est exténué.

Il profite du moment où Madame étend son bras vers des recettes de cuisine pour sauter au milieu des livres. Pas facile pour un grain de café de se retrouver au beau milieu des bouquins quand les clients caressent les couvertures, font trembler les pages et jettent à quelques millimètres de Grino ce si joli dictionnaire qui finalement ne leur plaît pas. Heureusement pour lui, les livres ont une langue !

– « Euh, hum, hum, excusez-moi madame « 750g de plaisir Muffins » connaissez-vous le livre sur le café ?

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– oh mais bien sûr cher monsieur, ce bon vieux café est mon éternel compagnon, vous le trouverez à quelques livres de là à la lettre C. »

Grino est si prêt du but qu’il en a le souffle coupé, serait-ce si simple de découvrir ses origines ? Mais pourquoi personne sur le rayon ne semblait y avoir pensé avant ? Il saute sur l’étagère du dessous et se retrouve si près du but qu’il en tremble. Il le voit, il s’approche haletant et à peine a-t-il touché la tranche qu’il se sent aspiré…

Vos connaissez Last action heros ? Et bien, c’est ce qu’il est arrivé à Grino ! Emporté par le tourbillon des pages il attérrit dans un champ au beau milieu de l’Abyssinie en plein 8ème siècle. Tout étourdi, il ne comprend pas vraiment ce qui l’entoure, puis il aperçoit un berger qui hurle après ses chèvres :

– « bandes d’abrutis qu’est-ce que vous êtes donc encore en train de gober ! »

Grino est tout proche, il aperçoit l’arbuste dont les chèvres semblent raffoler, ce sont de petites baies rouges que Grino a du mal à identifier, mais les feuilles lui sont familières.

– « Mais, ce sont des caféiers ! »

A peine Grino a-t-il prononcé ces mots qu’il est interrompu par les cris du berger :

– « mes chèvres sont devenues folles ! »

Grino assiste alors à la plus incongrue des danses, le troupeau de chèvres semble animé d’une force extérieure comme porté par les fils d’un marionettiste ! Grino en est tout abassourdi, d’autant plus que la danse dura toute la nuit !

Au petit matin, Grino s’éveille sur le chale du berger. Khaldi, puisqu’il se nomme ainsi, sort de son sommeil et se dirige vers les caféiers. Il en cueille quelques baies et se rend tout droit au monastère de Chéodet. Arrivé à destination, il demande à voir le prieur et lui conte sa mésaventure de la veille. Le prieur intrigué décide faire bouillir les baies. Grino est captivé par la scène. D’abord inquiet mais rassuré par le prieur, Khaldi se décide à boire le breuvage, il en est alors fort content et affirme au prieur que la potion est délicieuse ! Les deux hommes entament alors une longue discussion dont Grino ne connaîtra jamais la fin, assoupi sur l’épaule de celui qui a découvert le café.

Lorsque Grino s’éveille, Khaldi a disparu, le prieur aussi, mais des bruits dans le couloir attirent son attention. Deux moines entrent alors dans la pièce et déposent des sacs à la toile grossière sur le sol, le feu de l’âtre semble être éteint mais le vent gronde à l’extérieur et quand les deux hommes quittent la pièce, le feu se ravive doucement et des sacs commencent à s’échapper un délicat fumet. Grino, étonné s’approche des sacs et découvre … des grains de café ! Les sacs commencent à fumer et l’odeur est délicieuse, Grino contemple le spectacle quand les deux messieurs arrivent en courant, alertés par la fumée qui atteint désormais le couloir.

– « Mais enfin, je t’avais dit de ne pas laisser les sacs de café près de l’âtre !

– mais je ne savais pas, et puis c’est ta faute aussi après tout »

Grino regarde la scène le sourire aux lèvres car il sait qu’il vient de découvrir la première torréfaction ! Il est tellement captivé par les chamailleries des deux hommes qu’il ne se sent pas aspirer par le tourbillon du livre …

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Grino ou l’incroyable aventure d’un grain de café de supermarché, chapitre 1

Un grain de café part à la recherche de ses origines de son supermarché jusqu’à la tasse de son consommateur. Une histoire à suivre…

Une lumière aveuglante force Grino à ouvrir les yeux. Des flashs, des images aux contours flous, des sons métalliques lui transpercent les oreilles. Grino cligne des paupières et sort peu à peu de sa torpeur. Des souvenirs lui arrivent en tête comme des torpilles en plein Pearl Arbor : des machines, de fortes chaleurs, des containers, des soutes de cargo, l’odeur du sel marin, de grandes étendues vertes, il les distingue peu à peu, des champs de caféiers… à perte de vue. Il ouvre les yeux, se regarde de haut en bas, il est un grain de café. Il sait qu’il s’appelle Grino mais ne se rappelle pas du reste. Il ne comprend pas ce qui l’entoure : il semble très loin du sol, entouré d’autres grains comme lui mais dans des paquets, et en dessous, des enfants qui se courent après avec des chariots et BAM !

– « Michaël, Alice ! Je vous ai dit d’arrêter de vous courir après avec ces chariots, vous allez casser quelque chose ! »

Secoué de la tête aux pieds Grino est projeté sur l’étagère du dessous.

– « Mais qu’est-ce qu’il fait là celui là, tu devrais pas être en paquet ? »

Grino se demande qui peut bien s’adresser à lui.

– « Hey, tu t’es planté de rayon, t’es chez les dosettes là, remonte donc aux grains t’as rien à faire ici ! »

Grino se lance : « euh excusez moi, je ne comprend pas, on est où exactement ?

– bah dans un supermarché ! »

Grino se retourne et découvre une dosette

– « qu’est-ce que t’as à me regarder comme ça ?! » lui jette la dosette

Grino étonné : « mais les dosettes ne parlent pas ! »

– « Pas plus que les grains de café baleine, et j’ai même un prénom c’est Colombia » lui répond sèchement la dosette. « Hey El Gringo, y’a un grain perdu tu voudrais pas le récupérer ? Toi le grain grimpe par l’étiquette El Gringo va t’expliquer ».

Un peu perdu, Grino s’accroche à l’étiquette au bord de l’étagère et se hisse tant bien que mal à l’étage au-dessus. Il manque de glisser, mais Colombia le repousse avec un paquet de dosettes souples. Tout essoufflé, il pose enfin ses deux pieds sur l’étagère ferme. C’est bien connu, un grain de café c’est fort, mais pas musclé…

– «Alors petit, on est perdu ? »

Grino lève les yeux sur un immense bocal de café instantané, poussiéreux aux épaules, les poings sur les hanches.

– « et bien, t’as l’air sacrément perdu toi. Moi c’est El Gringo, je suis un peu l’âme de ce rayon. Plus personne ne daigne m’acheter ou n’ose m’enlever des étagères alors tu penses, des grains perdus comme toi, j’en ai vu des tas ! C’est quoi ton p’tit nom mon joli ?

– Euh… Grino, je m’appelle Grino, alors je suis un grain de café c’est ça ? Et on est dans un supermarché ?

– oui mon garçon

– mais qu’est-ce qu’on fait là, qu’est-ce qu’on attend ? Et pourquoi ces étagères avec des dosettes et des grains, et je viens d’où moi d’abord et…

– Wow, wow, wow, minute papillon, une question à la fois… il est vraiment perdu le p’tit. Alors, apparemment, t’es un grain de café, et comme tous les grains de café, une fois que tu as quitté ton pays, tu te retrouves en magasin pour être vendu

– Comme un esclave ?

– mais non idiot, on t’achète pour te déguster !

– ah, mais ce n’est pas très rassurant tout ça Mr Gringo

– t’inquiète petit, c’est ton destin

Grino s’arrête un instant, se gratte le haut du grain et reprend :

– « Mais, Mr Gringo, je viens d’où alors, et puis c’est quoi un grain de café ?! C’est quoi mon pays ?

– ouh la petit, tu poses bien des questions, regarde tes camarades ils attendent sagement dans leurs paquets. Ce sont tes cousins, ta famille lointaine, suis leur exemple installe-toi dans un paquet et attend

– mais attendre quoi ?! Le prochain chariot qui me fera tomber du rayon ou pire ! Celui qui m’emmènera loin pour cette… dégustation. Je ne sais même pas qui je suis, d’où je viens et vous, vous voulez que je reste là assis sagement à attendre ?! Depuis quand êtes-vous là déjà ? Et vous n’en savez pas plus ?!

– écoute petit, calme toi un peu et écoute moi. Personne ici ne se souvient d’où il vient comment veux-tu que je sache de quel paquet tu es tombé ? On attend tous d’être consommés et ça nous va ! Cela dit, j’ai aperçu un jour dans un chariot un livre qui a suscité ma curiosité, il s’appelait « Le café ». Peut-être y trouveras-tu ce que tu cherches…

– mais comment je vais le retrouver moi ce livre ?

– Maman, maman, je veux un livre de Barbie, on va au rayon des livres dit, steplait, allez les liiivreees » C’est la complainte d’Alice qui s’accroche aux pantalons de sa mère.

– Oui Alice on y va, je prend juste un paquet de café

En voyant la main de la mère d’Alice s’approcher du rayon, Grino ne réfléchit pas, il saute !

– « Nooooooonnnnn », hurle El Gringo mais il est déjà trop tard, Grino est sur l’épaule de madame et s’éloigne dans l’allée…

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Les astuces de Super Café : le marc de café VS les graisses de cuisine

En ce moment j’enchaîne les anniversaires, alors forcément, ma cuisine est dans un état lamentable… Bien sûr, pour décrasser efficacement j’ai tout essayé : les mister clean, solut’ bong et autres Sainte Marthe. Certes, ça marche. Sauf que ces produits sont aussi efficaces sur mon vernis à ongles, et laissent sur ma peau une odeur peu attrayante.

Heureusement, Super Café me sauve toujours la vie !

Un jour que je me débattais avec mes gants en plastique, Super Café a fait une apparition dans un nuage de bulles de mousse. Surplombant mon désespoir, majestueux dans sa cape dorée, il s’est présenté à moi sur un air de Zouk Machine.

« Nettoyez, Astiquez, Balayez avec du marc de café ! »

Les yeux tout rond, le souffle coupé, l’affreux gant s’est échappé de mes doigts et Super Café a commencé à danser ! Il virevoltait porté par la chanson préférée de mes huit ans. Je l’ai vu se diriger en remuant son popotin jusqu’à ma cafetière, ouvrir le bac et en déloger le filtre qu’il a emporté dans les airs jusqu’à ma gazinière.

C’est alors que Super Café, toujours en rythme, a dispersé le marc de café tout autour des brûleurs. Il a attrapé une éponge et a frotté délicatement, un léger parfum de café a embaumé toute ma cuisine ! Puis, aux dernières notes de la musique dans la peau, j’ai vu s’évaporer la cape scintillante de Super Café dans un nuage de mousse, enivrée par les volutes de café. Et là, surprise ! Les graisses de ma cuisinière s’étaient envolées et une merveilleuse odeur de Moka Sidamo envahissait la pièce.

Merci Super Café ! Et à bientôt pour une nouvelle astuce café

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Fête des mères : commerciale ou patriotique ?

La fête des mères ce n’est pas nouveau. Ça remonte bien plus loin que mon premier collier de pâtes… Les grecs, en bon vieux précurseurs fêtaient La mère, Rhéa. Vous savez, celle qui fait avaler une pierre à son enfantophage de mari qui flippe à l’idée de se faire détrôner !

Il faut attendre l’époque moderne pour que les anglais fêtent leurs mamans, The Mothering Day, jour de congé qui leur permettait d’apporter un gâteau à leur petite maman.

Mais les vrais précurseurs, enfin après les grecs, nos grecs du 21ème siècle, ce sont les américaines. 1872, Julia Ward Howe fête les mamans à Boston. 1907, après la mort de sa mère, Anna Marie Jarvis (1864-1948) mène campagne pendant 7 ans ! En 1914, Mother’s day naît outre-atlantique.

En France, la fête des mères a un écho plus patriotique, je m’explique. Fin 19ème, grosse crise de natalité en France, des associations militent pour célébrer les valeurs familiales. En 1906, on récompense les mères de famille les plus méritantes. Puis c’est notre chère ville lumière qui enclenche la machine avec sa journée des mères en 1918, en pleine politique nataliste d’après guerre. On y croit, on y croit! Sauf qu’à part la médaille de la famille française et la journée nationale des Mères de familles nombreuses de 1920, il n’y a pas grand chose de concret!

Et puis Camille Schneider s’en est mêlé. Enseignant en Alsace il propose le thème de la maternité pour ses fêtes d’école, il publie son Livre d’or de la Mère et est reçu par le président Paul Doumer en 1931. Du coup, la fête des mères est entrée dans les mœurs et le gouvernement de 1926 fixe la fête des mamans au dernier dimanche de mai.

Mon collier de pâtes, je le dois au gouvernement de Vichy (mince alors!). En 1941, la Journée des Mères devient fête nationale, et dans les écoles on trouve une petite affichette qui proclame « Ta maman a tout fait pour toi, le Maréchal te demande de l’en remercier gentiment… » La libération mettra la fête des mères au placard pour un temps.

Et puis Vincent Auriol revient à la la charge avec le texte du 24 mai 1950 qui fixe au dernier dimanche de mai ou au premier de juin selon le bon vouloir de la Pentecôte, notre sacro-sainte fête des mères.

Depuis, bien sûr, finit les politiques natalistes autour des valeurs familiales. Après mes colliers de pâtes, mes cadres en pâtes colorées, mes poèmes aux rimes assassines, je me suis dit pouah! Encore une fête commerciale! Sauf que la fête des mamans on ne s’en débarrasse pas aussi facilement que de la Saint Valentin.

Trop simple de cracher sur la Saint Valentin quand on est une célibataire aigrie de bientôt 26 ans, mais la fête des mamans… On y coupe pas! Parce que même si on a tout plein d’occazs de lui dire qu’on l’aime, rater une fête nationale ça fait mauvais genre. Du coup, cette année, je laisse mon sacro-saint collier de pâtes au rayon des souvenirs pour un joli cadeau, un vrai, et je vous en propose quelques-uns parce que chez Pur café, on a plein d’idées :

– le coffret café bio prestige et ses petites tasses tulipes

– le coffret café moka bio Djimmah et Sidamo d’Ethiopie et ses éternelles petites tasses tulipes

– le coffret dégustation thé bio avec tous ses petits accessoires et ses petits bols en porcelaine

– le coffret thé bio equitable en bois, parce que c’est classe le bois.

Quant à toi chère maman qui ne manquera pas de lire ce billet, que dirais-tu d’un joli collier de café en grains bio pour changer?

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